La résidence d’artiste OPEN/WORLD vise à créer un environnement dans lequel les artistes peuvent approfondir leur travail, expérimenter et repousser les limites, dans le but de partager leurs explorations créatives avec la communauté sous la forme d’une exposition, d’un atelier ou d’une conférence.

Le programme de résidence soutient les artistes dans le développement d’un projet, d’une compétence ou d’une recherche liée à leur pratique et offre aux artistes une période de résidence dédiée comprenant un espace de studio, un mentorat créatif et des outils et ressources numériques pour explorer et faire évoluer leur pratique.

Alizée Armet

An artist-researcher working at the intersection of the plastic, technological, and biological, she develops hybrid installations that challenge disciplinary boundaries. In 2021, she earned a PhD in Art and Technology from the University of the Basque Country. Her practice embraces computation, 3D forms, and organic matter, aiming to demystify the myth of technological singularity. She is the recipient of the EcoConception Art Prize from ArtofChange (2024).

Her work has been presented in numerous exhibitions, including Frac Nouvelle-Aquitaine (FR, 2024), Kapelica Gallery (SI, 2023), Festival Dafest (BG, 2023), and Ars Electronica (AT, 2023). She has also contributed to various conferences, such as TTT (SI, 2025), ISEA (FR, 2023), and FeLT (NO, 2021).

 

Alizée Armet

Artiste-chercheuse travaillant à l’intersection du plastique, du technologique et du biologique, elle développe des installations hybrides qui repoussent les frontières disciplinaires. En 2021, elle obtient un doctorat en Art et Technologie de l’Université du Pays Basque. Sa pratique intègre le calcul, les formes en 3D et la matière organique, dans une démarche visant à démystifier le mythe de la singularité technologique. Elle est lauréate du Prix Art et Écoconception d’ArtofChange (2024).

Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions, notamment au Frac Nouvelle-Aquitaine (FR, 2024), à la Kapelica Gallery (SI, 2023), au Festival Dafest (BG, 2023) et à Ars Electronica (AT, 2023). Elle a également participé à plusieurs conférences, telles que TTT (SI, 2025), ISEA (FR, 2023) et FeLT (NO, 2021).

incub.IA.tor

Designed as an incubator, incub.ia.tor features organic plant-organs—such as apples—kept alive by a machine. An AI system analyzes these specimens, distinguishing between healthy and diseased hybrid-organ, raising critical questions about the role of technology in healthcare.

Part sculpture, part robot, part medical device, the installation blurs the lines between the living, the artificial, and the political. Drawing inspiration from Critical Art Ensemble’s concept of the Flesh Machine, it interrogates our evolving relationship to the body, ecology, and data.

Developed in residence at World Creation Studio, this iteration marks a key phase in an ongoing research project combining sensitivity and technology. It explores the creation of intuitive software using machine learning: signals from an electromyography (EMG) sensor become raw material for visual interpretation, translated into a dynamic digital language at the core of a monitoring device—where body and machine converse in real time.

With the support of Institut Français de Paris and La Région Nouvelle-Aquitaine and OFQJ.

Jacqueline Beaumont

Jacqueline Beaumont is a designer, artist, and researcher whose work seamlessly integrates biotechnology, sexuality, natural studies, and material culture. Drawn to fibre craft, biopolymer engineering, and immersive audiovisual media, her practice reimagines boundaries of body, culture, and power. Affiliated with Concordia’s Milieux Institute and Research Chair in Critical Practices in Materials and Materiality, she also collaborates with McGill’s Biointerface Lab and Hexagram UQAM in Tiohtià:ke/Montréal.

Her research bridges speculative design and material experimentation, challenging traditional frameworks and embracing a speculative poetics of care. Exhibited at Centre Pompidou, Mutek, Elektra, MIT, and EnsadLab, she is a Juno nominee, IGEM Gold Medalist, and SSHRC Graduate Scholar. She holds numerous awards in support of her Individualized MA Thesis-Creation at Concordia University.

Jacqueline Beaumont

Jacqueline Beaumont est designer, artiste et chercheuse. Son travail intègre de manière fluide la biotechnologie, la sexualité, les études sur la nature et la culture matérielle. Attirée par l’art textile, l’ingénierie des biopolymères et les médias audiovisuels immersifs, sa pratique redéfinit les frontières du corps, de la culture et du pouvoir. Elle est affiliée à l’Institut Milieux et à la Chaire de recherche en pratiques critiques des matériaux et de la matérialité à Concordia, et collabore également avec le Biointerface Lab de McGill et Hexagram UQAM à Tiohtià:ke/Montréal.
Sa recherche relie design spéculatif et expérimentation matérielle, remettant en question les cadres traditionnels et embrassant une poétique spéculative du soin. Exposée au Centre Pompidou, à Mutek, Elektra, au MIT et à EnsadLab, elle est finaliste aux prix Juno, médaillée d’or IGEM et boursière du CRSH aux cycles supérieurs. Elle a reçu de nombreuses distinctions pour soutenir son mémoire-création de maîtrise individualisée à l’Université Concordia.

Wet Dreams

Wet Dreams est une expérience audiovisuelle biogénérative immersive qui explore la relation symbiotique entre les pistes de danse, la technologie et la vie organique. Le projet saisit l’essence des pistes de danse en tant qu’espaces d’échange énergétique collectif, où la respiration partagée crée un microbiome humide riche en données biologiques.

En utilisant un séquenceur génétique portable MinION, capable de fonctionner partout, de la Station spatiale internationale aux recoins les plus profonds de l’Arctique, le projet collecte et analyse des échantillons d’humidité ambiante provenant de raves et de pistes de danse. En une heure, cet appareil avancé fournit un séquençage génomique complet en temps réel, ainsi qu’une analyse métagénomique et épigénétique.

Les données recueillies, traitées via les logiciels MinKNOW et EPI2ME, sont ensuite transformées à l’aide de la programmation visuelle nodale de TouchDesigner en environnements dynamiques projetés au laser. À chaque performance, l’œuvre s’adapte de façon fluide à son lieu à l’échelle moléculaire: Wet Dreams visualise notre hydro-collectivité, remet en question les systèmes biopolitiques et invite à imaginer de nouvelles formes d’existence collective.

Le projet reflète notre condition d’interconnexion globale en révélant les architectures moléculaires invisibles que nous créons ensemble dans des espaces de célébration et de communion.

Wet Dreams a reçu le généreux soutien du Conseil des arts du Canada.

Tati au Miel

Tania Daniel, également connu.e sous le nom de Tati au Miel, est né.e en 1997 à Montréal de parents immigrants haïtiens et iel est un.e artiste indépendant.e depuis 2017. Sa pratique incorpore divers médiums pour produire des pièces sonores expérimentales évocatrices, des explorations sculpturales et textiles, et des performances cérémoniales qui plongent dans des contemplations sur la liberté, la spiritualité, la narration, le surréalisme et au-delà.

Iel a récemment sorti l’EP ‘Carousel’ avec le label Halcyon Veil, précédé de six sorties musicales indépendantes. Son travail a été présenté dans des festivals tels que Mutek (Montréal), Sonic Arts (Amsterdam), Dweller (New York), et dans les galeries Kurimanzutto (Mexico), Auto Italia (Londres), et Human Resources (Los Angeles).

Rêverie

Poussé par une curiosité d’élargir sa pratique en explorant de nouveaux médiums, Tati au Miel créera une installation immersive entremêlant des dimensions sonores, physiques et numériques à travers d’une série de sculptures et de pièces sonores interconnectées . Les thèmes de l’infini, de la spiritualité, des identités noires queer et de la migration guident son approche distincte de la narration et invoquent une interaction d’objets et d’expériences oniriques.

Une sculpture sonore semblable à  un carillon, assemblée à partir d’objets trouvés et de capteurs, formera un point de connexion tactile où le public pourra découvrir et manipuler des sons dans l’environnement. Des textiles suspendus ainsi qu’une collection de sculptures imprimées en 3D et en céramique serviront d’ancrage dans l’espace, un contrepoint tangible à la phase suivante qui transporte le spectateur dans une expérience audiovisuelle de RV. L’exploration du son est au cœur du processus artistique de Tati au Miel et joue un rôle central dans l’élaboration de l’univers de Rêverie. Façonnant l’ambiance et la progression narrative de l’expérience, et puisant dans diverses influences musicales, le paysage sonore est une dimension essentielle de l’installation.

L’exposition et une séance de discussion avec Tati au Miel se tiendra au mois de septembre à World Creation Studio. Parallèlement à la résidence OPEN/WORLD, iel présentera Rêverie dans le cadre d’une performance à MUTEK Montréal.