Écouter le vivant:
Traduire les signaux des plantes en sons avec Pure Data
Animé par:
Alizée Armet
13 juin, 2026 • 2pm
35$ — Billet
50$ — Billet + kit de capteurs
Places limitées à 10
Langue d’enseignement : anglais/français
Cet atelier propose une initiation à la sonification des signaux biologiques à l’aide de plantes et de capteurs. Les participants apprendront à recueillir des données physiologiques et à les convertir en sons à l’aide du logiciel Pure Data. L’atelier explore la bio-informatique en tant que pratique artistique et outil de communication interspécifique.
Cet atelier de deux heures initie les participants au processus artistique et technique de transformation de signaux biologiques en son. En travaillant avec des électrodes végétales ou des capteurs corporels tels que l’EMG, les participants explorent comment l’activité électrique subtile des systèmes vivants peut devenir matière musicale. La séance combine électronique pratique, synthèse sonore en temps réel et réflexion critique sur l’écoute interspécifique.
Dans la deuxième phase, les participants ouvrent un patch Pure Data préparé. Ils apprennent à recevoir des données en série, à visualiser des signaux en direct et à associer des valeurs numériques à des paramètres sonores tels que la hauteur, l’amplitude, la densité de bruit ou la fréquence de filtre. Par l’expérimentation, chaque groupe développe sa propre stratégie de correspondance, façonnant un écosystème sonore unique animé par la tension musculaire, les fluctuations végétales ou les micro-variations environnementales.
Exhibition Tour – 5pm
The workshop is followed by a guided tour of the exhibition Unstable Ecologies at Ada X.
Matériel et compétences requises
- Laptop
- Experience avec Arduino et Pure Data (intermediaire)

Artiste-chercheuse créant des installations hybrides à l’intersection du plastique, de la technologie et de la biologie, elle est également chercheuse, ayant obtenu son doctorat en « Art et Technologie » à l’Université du Pays Basque en 2021. Démystifiant le mythe de la singularité, sa pratique intègre le calcul informatique, les objets 3D et les matériaux organiques.
Elle souhaite questionner notre attachement à l’écosystème, tout en projetant des scénarios possibles ; elle critique la séparation cartésienne entre nature et culture. Sa pratique tente de « démêler » les codes et les implications de la société computationnelle. S’appuyant sur des méthodes scientifiques et une inspiration artistique, elle collabore régulièrement avec des scientifiques et des ingénieurs pour créer et concevoir ses installations.
Ses œuvres sont présentées en Europe (Tabakalera, Frac NoA, Galerie Kapelica, Ars Electronica, Wrofest, Basis e.V, Fondation Hippocrène, Galerie Vivoequidem, Centro Huarte…). En 2024, elle a reçu un prix d’Artofchange21 pour le Prix Art Éco-Conception.